OFFICIANTE DE CÉRÉMONIE LAÏQUE SENSIBLE.
En Provence.
Coralie narratrice de vie
OFFICIANTE DE CÉRÉMONIE LAÏQUE SENSIBLE • En ProvencE •
Coralie Narratrice de Vie
MARIAGE • HOMMAGE • PARRAINAGE
L'énergie de l'Amour
Mon Histoire
Je m'appelle Coralie. Je crée et j'officie des cérémonies pour les grands passages d'une vie. Les unions, les naissances et les parrainages, les derniers hommages.
Avant cela, j'ai grandi dans une famille de traditions liées à la Provence.
J'ai accompagné pendant douze ans des adolescents autistes.
Et j'ai failli mourir en donnant la vie.
Rien de tout ça n'est un détour. Tout m'a menée ici.
Si vous voulez savoir à qui vous confieriez votre histoire, voilà la mienne.

Je suis née ici
En Provence, dans une famille attachée à ses traditions. Petite-fille d'un mineur et d'un paysan qui élevait des chevaux et travaillait la terre.
De ma famille, j'ai hérité de traditions qui viennent de la terre. La moisson. La bénédiction des chevaux. Les Saint-Éloi. Les repas du dimanche, et ceux du mercredi de mon enfance, à la campagne, avec le gigot de ma mamie et les parties de pétanques.
Rien de céleste là-dedans. Des choses solides, brutes, les pieds dans la terre. Chez nous, on levait la tête vers le ciel pour guetter la pluie, pas pour parler aux étoiles.
Moi, dans ce monde-là, j'étais la sensible. Celle qui écrivait des poèmes. Celle qui rêvait trop grand.
Je voulais devenir Mère Teresa, ou Sœur Emmanuelle. Une femme qui donne sa vie entière à ceux que tout le monde a laissés tomber, et qui le fait pour de vrai, pas en théorie. Plus tard j'ai voulu être sage-femme, pour être là à la seconde où une vie commence. Puis prof de sport, pour l'effort, l'équipe, et le bruit que fait un groupe qui gagne ensemble.
Trois rêves qui n'ont l'air d'avoir aucun rapport. Ils ont pourtant la même chose au milieu. Le lien. La ferveur. Cette énergie d'amour qui monte devant une grande cause, devant un enfant qui naît, ou devant un stade qui se lève d'un seul coup.
Je n'ai fait aucun des trois.

Puis la vie a basculé
En parallèle je construisais mon histoire d'amour, et je suis devenue maman. En donnant la vie, j'ai failli la perdre. Un coma. Un service de réanimation. Des jours sans fin.
Je ne raconterai pas ces jours-là. Seulement ce qu'il y avait dedans. Le vide. Plus de lien, plus d'énergie, plus rien.
Et dans ce vide, une place immense pour imaginer une autre suite.
C'est là qu'une petite phrase qui me trottait dans la tête depuis l'enfance est devenue mon mantra. Être riche de ce qui ne s'achète pas, de ceux qui ne s'achètent pas.
Et en premier lieu prendre soin de mon couple et de mes filles.
C'est là aussi que j'ai décidé de créer mon propre lieu. Pas une maison cette fois. Un moment.
Parce que pour marquer les grands passages d'une vie, aujourd'hui, on n'a pas beaucoup de choix. La mairie, qui scelle un droit. Un lieu de culte, pour ceux qui croient.
Et puis rien.
Rien quand on ne prie pas le même dieu. Rien pour deux amoureux du même sexe. Rien pour un couple venu de deux pays et de deux cultures. Rien pour une adoption. Rien pour dire adieu quand on ne croit en aucun dieu.
Alors j'ai fait comme les parents de ce lieu de vie. J'ai créé ma propre réponse, avec mes propres règles du je.
Un moment où les gens ressentent physiquement cette énergie qui m'avait manqué. Quelque part entre les repas de mon enfance, la ferveur d'une tribune, l'humanité de Sœur Emmanuelle et l'instant où un enfant arrive au monde.
Voir des femmes et des hommes devenir époux, devenir parents, devenir orphelins.
Et être là avec eux, avec la seule foi que j'aie vraiment : celle en l'humanité et en l'amour.

La vraie école de la vie ...
Mais la vraie école est ailleurs. Elle est dans la rue, au marché, devant l'école, a. Partout où il y a du lien.
Au cinéma, dans le spectacle vivant, dans la poésie, chez les artians. Partout où il y a de la créativité.
Dans l'anthropologie et la sociologie. Dans le voyage. Partout où il y a de la différence, de la curiosité, de l'ailleurs.
Ici, et ailleurs. J'aime cet ailleurs, celui qui déplace ce qu'on croyait normal. J'ai voyagé sac au dos en Suède, en Thaïlande, dans l'Ouest américain, en Indonésie, au Portugal, en Écosse, au Maroc, au Kenya, en Sicile.
Partout je regarde comment les gens célèbrent, comment ils se disent au revoir, quelles histoires ils se racontent. Comment ils s'aiment tout simplement.
Ce sont ces histoires qui m'ont appris à écrire la mienne et demain la votre.
Se former :
de la passion au métier
Une première cérémonie de mariage, pour des amis. Une première cérémonie de funérailles, pour les parents, d'un ami proche. Une lettre disant " Le jour venu Coralie, on veut que se soit toi".
Sans filet, juste au feeling. Les trippes sur la table, le coeur rempli de foi.
Je ne savais même pas que c'était un métier.
Puis la formation diplomante , à Deux Mains Tenant. Les bases.
Ça ne m'a pas suffi. J'ai suivi un mentorat avec Les Créateurs de cérémonie et des workshops avec Stella et Laurence.
J'ai partagé des espaces de réflexion avec mes consœurs ( hello la "Parenthèse des officiantes" ) et j'ai été conférencière à l'Agora, regroupement qui vise à défendre les valeurs de ce beau métier.
Une formation à l'accompagnement de fin de vie avec Sylvie Di Scala, thanadoula. Parce que célébrer le deuil ne s'improvise pas.
Des stages, des retraites. Pas vraiment des formations, en réalité. Des transformations. Des métamorph'oses accompagnées par Emmanuelle
Et demain d'autres découvertes encore , j'aime apprendre, j'aime comprendre.
Et je reviens toujours ici en Provence, proche des miens.
J'aime cette terre. Les mas en pierre, les champs de lavande, les oliviers, la lumière de fin d'après-midi sur un mur chaud. Je comprends que des amoureux viennent du monde entier pour s'y marier, y renouveler leurs vœux, y célébrer l'arrivée d'un enfant. Et je sais qu'elle est parfois la dernière demeure d'un être aimé.
La beauté compte, je ne dirai jamais le contraire.
Mais celle que je cherche d'abord n'est pas dans le décor. Elle est dans un regard qui se lève, dans une main qui tremble, dans un silence que personne n'avait prévu.
C'est ce que j'appelle l'élégance de l'âme.
Vous ne trouverez chez moi ni paillettes ni grands effets. Plutôt les belles choses, les bonnes choses, et d'abord celles du cœur. Des mots incarnés, de la poésie dans les gestes, et toujours un peu d'audace.


Douze ans auprès d'adolescents autistes
J'ai été éducatrice spécialisée, dans ce qu'on appelle un lieu de vie. Une maison, quelques jeunes, et des adultes qui vivent là avec eux.
Cette maison n'existait pas avant que des parents et des professionnels décident de la créer. Ils avaient cherché une place pour ces enfants dans les hôpitaux et les institutions. Ils n'en avaient pas trouvé. Alors ils ont monté leur association, ouvert leur propre lieu, et inventé leurs propres règles du jeu.
Je ne le savais pas encore, mais j'étais déjà en train d'apprendre le métier que je fais aujourd'hui. Tisseuse d'humanité.
J'y ai rencontré des gens engagés jusqu'à l'os. Et des familles en deuil d'un enfant qui ne serait jamais dans la norme.
Mais c'est quoi, la norme ?
Pendant douze ans, j'ai fait de ma sensibilité une force, et de cette force un appui pour des jeunes encore plus sensibles que moi. J'y ai appris à faire danser l'ombre et la lumière. Les plus jamais et les pour toujours. Les victoires modestes bien loin du stage entier qui se lève derrière Zidane.
J'ai appris à écouter et ressentir ce qui ne se dit pas avec des mots. C'est resté mon outil principal.








































